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ostéopathie générale

L’ostéopathie : un soutien face à l’endométriose

L’endométriose est une pathologie complexe qui se manifeste par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus. Bien qu’elle touche environ 10% des femmes en âge de procréer, cette maladie reste souvent mal comprise. Heureusement, l’ostéopathie peut offrir un soutien précieux pour accompagner ces patientes.

Le rôle de l’ostéopathie dans la prise en charge de l’endométriose

L’approche ostéopathique peut se décomposer en trois axes principaux :

Vous aider à comprendre vos douleurs grâce à l’éducation thérapeutique

Après l’annonce du diagnostic, le soulagement initial laisse souvent place à de nombreuses questions. Par exemple : « Pourquoi ai-je mal à cet endroit alors qu’il n’y a pas de lésion ? Pourquoi la douleur persiste alors que je n’ai plus mes règles ? »

L’éducation thérapeutique est un temps d’échange précieux qui vous permettra de comprendre vos douleurs afin de mieux les gérer au quotidien. Voici quelques pistes de compréhension :

  • Inflammation et excès d’œstrogènes : l’hyperœstrogénie, fréquente dans l’endométriose, stimule la production de médiateurs inflammatoires, qui favorisent la formation d’adhérences. Ces adhérences limitent les plans de glissement entre les organes, ce qui est une source de douleurs abdominales, lombaires et pelviennes.
  • Ventre gonflé ou « endobelly » : Le liquide péritonéal est un fluide présent dans la cavité abdominale, qui facilite le glissement des organes entre eux lors des mouvements ou de la respiration. En présence d’adhérences, ce liquide peut avoir du mal à circuler et à s’évacuer correctement. Étant donné qu’environ un demi-litre de liquide est constamment en circulation, cela explique le fameux « ventre de femme enceinte » observé lorsque le liquide ne se résorbe pas comme il le devrait.
  • Sensibilisation centrale : avec le temps, les douleurs répétées peuvent entraîner un dérèglement du système nerveux central. Comme une alarme qui se dérègle et sonne sans arrêt, ce phénomène amplifie les signaux douloureux et étend les zones sensibles.

Soulager les douleurs de l’endométriose avec la thérapie manuelle

Les techniques ostéopathiques ont plusieurs objectifs :

  • Redonner de la mobilité : en travaillant le ventre (assouplir les adhérences si elles sont accessibles), la zone du diaphragme (là où se résorbe une partie du liquide péritonéal), le rachis, le bassin et les autres zones douloureuses.
  • Diminuer l’inflammation : en favorisant une meilleure circulation du liquide péritonéal par les techniques viscérales.
  • Soulager les douleurs : par des techniques de mobilisations, manipulations, et de massages ciblées, adaptées à chaque patiente.

Vous donner des conseils personnalisés

Pour prolonger les bienfaits des séances, des recommandations simples peuvent être données :

  • Exercices de mobilité douce : des étirements, des mouvements inspirés du yoga ou réalisés sur un ballon.
  • Gestion de la douleur : des techniques de respiration ou d’auto-hypnose pour apaiser les crises et diminuer la sensibilisation centrale.

Traitement de l’endométriose au-delà de l’ostéopathie pour un meilleur résultat

Pour une prise en charge optimale de l’endométriose, une approche pluridisciplinaire est essentielle. Voici d’autres approches complémentaires très intéressantes :

  • La kinésithérapie : je conseille souvent aux patientes qui viennent d’apprendre leur diagnostic, qui ne sont pas encore « stabilisées » dans la gestion de leur douleur, ou celles qui souffrent de dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels) d’avoir une prise en charge kinésithérapique.
  • La nutrition : adopter une alimentation anti-inflammatoire peut contribuer à limiter l’inflammation. Pour éviter des carences et les régimes trop rigides, faites-vous accompagner par un·e diététicien·ne ou nutritionniste.
  • Un accompagnement psychologique : l’impact émotionnel de la douleur chronique mérite une attention particulière.
  • Un accompagnement sexologique : les dyspareunies sont très fréquentes dans l’endométriose (50%). Au-delà de la rééducation périnéale, il peut être intéressant de consulter un·e sexologue, seule ou en couple, pour mieux vivre sa sexualité.

L’ostéopathie, intégrée à une prise en charge globale, peut aider à réduire les douleurs, à restaurer la mobilité tissulaire et à améliorer la qualité de vie des patientes atteintes d’endométriose.

Si vous n’avez pas encore de diagnostic, mais que vous pensez souffrir d’endométriose, lisez cet article.

En savoir plus sur l’ostéopathie pelvienne

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