Travailler son Psoas pour libérer ses émotions

Ceux qui ont mal au dos ou qui ont déjà consulté un ostéopathe en ont sûrement entendu parler : le Psoas.

Un simple muscle ? Pas si sûr : en médecine ayurvédique, il prend le nom de « muscle de l’âme », car il renfermerait nos émotions refoulées et notre stress.

Comment est-ce possible ? Je vais tenter d’apporter une explication ici, en essayant au maximum de m’appuyer sur des faits vérifiés. (Je parlerai donc des chakras dans un prochain sujet).

Petit rappel anatomique

Je m’excuse d’avance pour les puristes et inconditionnels de l’anatomie, mais ici, je simplifierai au maximum.

Le nom complet de ce muscle est Ilio-Psoas, car il est composé de deux muscles : le Psoas et l’Iliaque

  • le muscle Psoas : il s’insère sur la dernière vertèbre thoracique (T12) et les vertèbres lombaires (jusqu’à L4)
  • Le muscle Iliaque : il tapisse l’interieur de la crête iliaque

Ils vont traverser le bassin en oblique vers le bas et le dehors pour s’insérer au niveau de la hanche (petit trochanter).

Son environnement : le Psoas constitue un « rail », sur lequel va coulisser le rein (les mouvements respiratoires imposés par le diaphragme vont faire bouger le rein de haut en bas). Il est en contact avec le diaphragme, le plexus nerveux lombaire et les artères/veines iliaques, et le colon.

Muscle de l’âme ?

La théorie bio-mécanique

Dans toutes les formations que j’ai faites, on m’a toujours dit que le muscle Psoas est un muscle « poubelle ». Cela signifie qu’il va récupérer dans son enveloppe les toxines (infections,médicaments…), et l’acidité en excès. Un régime trop carné ou protéiné va créer un excès d’acidité dans le corps, qui va se loger dans son fascia et va progressivement le rigidifier.

Son rapport étroit avec le diaphragme le rendrait vulnérable au stress. Il est vrai qu’en ostéopathie, quand le diaphragme est tendu, souvent, le psoas l’est aussi.

De la même manière, le lien entre le rein et le psoas n’est plus à démontrer : on le voit lors d’une infection du rein par exemple, où le psoas réagit par un spasme très douloureux (psoïte).

Mais la relation de continuité entre le diaphragme, le rein et le psoas (par leurs fascias) suffit-elle pour expliquer le rôle somato-émotionnel de ce muscle ?

Il manque une pièce au puzzle.

L’explication par les méridiens

Allez, accrochez-vous encore un peu, c’est là que ça se complique devient interessant !

On a dit que le psoas était en relation avec le rein. En médecine chinoise, le rein est rattaché à la notion de peur, d’angoisse, d’indécision, à l’incapacité de passer à l’action. Bref, des choses dans lesquelles on se reconnait plutôt facilement non ?

Pourtant, les points d’acupuncture sont situés juste sous la peau, comment communiquent-ils avec notre psoas ?

« La première étude, histologique, porte sur l’anatomie des points d’acupuncture. […] Les travaux ont été réalisés à l’Inserm de Montpellier par le Pr Senelar et le Dr Auziech.
Le prélèvement de carottes tissulaires à l’aide d’un bistouri à lame cylindrique, leur a permis d’individualiser, au niveau de chaque point, une structure tissulaire conjonctive enroulée en spirale qui s’étend transversalement de la peau aux plans aponévrotiques sous-jacents auxquels elle adhère.

L’étude de cette colonne torsadée montre, au centre, un complexe neurovasculaire spiralé entouré d’un réseau à mailles serrées de fibres nerveuses végétatives. Le tout est enveloppé dans un tissu conjonctif d’emballage torsadé. […] Cela lui confère selon le Dr Auziech, beaucoup de souplesse, des capacités de déformabilité réversible et donc une certaine mobilité. »  lien vers l’article original

Cette colonne torsadée peut d’enfoncer de 1 à 2 cm, selon sa localisation. De plus, on sait aujourd’hui grâce aux travaux du Dr Jean-Claude Guimberteau, qu’il y a un continuum de fascias entre la peau et les organes. On peut donc aisément comprendre qu’une tension dans un point d’acupuncture situé au niveau de la peau, peut se répercuter dans la profondeur.

Ainsi, je dirai que l’information de l’émotion n’est pas vraiment contenue dans le muscle lui-même, mais plutôt dans le méridien. Le Psoas et les tissus environnants (diaphragme, carré des lombes) se spasmeraient par une réaction en chaine (fasciale).

Comment libérer ces émotions enfouies ?

Dans la pratique du yoga, on constate que ce sont les ouvertures de hanche qui libèrent les émotions. Dans ces mouvements :

  • on étire le muscle Psoas
  • on étire le méridien du rein

Voici donc quelques exemples de postures issues du Yoga, qui je l’espère, vous aideront à évacuer le trop plein d’émotions. :

 

La posture du guerrier : 

attention à ne pas plier le genou en avant au delà de 90°

les pieds sont perpendiculaires

 

 

 

 

 

La posture de la déesse : 

gardez les épaules bien détendues, les coudes pas plus haut que les épaules.

les pieds sont orientés vers l’extérieur

ancrez-vous en enfonçant les talons dans le sol, et étirez la nuque comme si un petit fil vous tractait vers le haut.

 

 

 

La posture du pigeon : 

redressez-vous en fonction de votre souplesse.

 

 

 

Crédits images :  Psoas du site kukhahnyoga, méridien du rein du site viettaichi

Les exercices présentés en image ci-dessus sont issus d’un très bon article de Yoga&Vedas, 18 asanas pour l’ouverture de bassin et la detox émotionnelle

 

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